Tristan et Iseult / Florence Launay / Didier Decoin

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Tristan et Iseult par Florence Launay, préface de Didier Decoin de l’Académie Goncourt, illustrations de Mac Harshberger

« Ce que propose Florence Launay est de faire chanter, au propre comme au figuré, le mythe de Tristan et Iseult […] Florence Launay a choisi le plus mélodieux, le plus cadencé, le plus soyeux des instruments : l’alexandrin. Et le sachant assez généreux et raffiné pour chanter avec les anges, elle lui a imposé la plus exigeante des partitions : le sonnet. » (extrait de l’importante préface de Didier Decoin)

Ce livre se lit comme un roman d’aventure et a l’immense mérite, grâce à une écriture à la fois belle, simple et entraînante, de réconcilier petits et grands avec l’expression poétique.

Livre broché, 15 x 21 cm, 320 pages sur un beau papier couché de 170 grammes pour mettre en valeur les illustrations de l’artiste

Collection galleg.club

Orthographe : Iseult ou Iseut, Yseult ou Yseut, Isolde ou Isold (allemand, anglais…), Isotta (italien), Isolda (portugais, espagnol) – Tristan ou Tristano (italien), Tristao (portugais).

Parution : fin juin 2017

Description

« Ce que propose Florence Launay est de faire chanter, au propre comme au figuré, le mythe de Tristan et Iseult », affirme Didier Decoin, de l’académie Goncourt, dans sa belle préface au livre de Florence Launay.
Pour obtenir cet « enchantement » (Didier Decoin), l’auteure a choisi de s’exprimer par l’écriture poétique sous la forme du sonnet. Un choix audacieux au XXIe siècle ! Pour le comprendre, il suffit de commencer à lire ce livre pour ne plus le quitter : pari réussi.
Mais d’autres raisons sont liées à l’environnement familial et à l’histoire personnelle de Florence Launay.
Née à Brest en 1956, l’auteure est profondément attachée à ses origines celtiques dont le mythe de Tristan et Yseult est un des plus beaux fleurons. Plus précisément, sa famille est originaire du pays bigouden, d’une branche fixée sur le port d’Audierne dans le Cap Sizun : les Hénaff, des conserveurs mondialement connus.
Une de ses grand-mères s’appliqua à recenser, quand il en était encore temps, la tradition orale bretonne. Sa mère était par ailleurs très attachée au mythe de Tristan et Yseult. Et c’est pour elle qu’elle entreprit d’écrire – et de lui lire – chaque jour un sonnet pendant sa longue maladie.
Aussi touchante soit cette démarche, il fallait à Florence Launay les capacités pour que ses poèmes deviennent les joyaux publiés aujourd’hui. Poétesse récompensée par plusieurs prix littéraires de la société des poètes français notamment en 1999 , elle est aussi docteur ès lettres (1983). Le sujet de sa thèse, sur l’œuvre de Jean Mariotti (1901-1975), un des plus célèbres écrivains – et poète – de Nouvelle-Calédonie, lui a été dictée par des considérations… géographiques. Son mari Jacques Launay était alors jeune officier embarqué sur le Patrouilleur La Dieppoise stationné à Nouméa.
Ses recherches littéraires se sont poursuivies avec l’étude de l’œuvre de José Maria de Heredia (1842-1905), un des plus grands maîtres… du sonnet.
Florence Launay a suivi la trame du roman (1900) de Joseph Bédier qui a popularisé le mythe. Elle s’est ensuite rapprochée, avant la publication, de Michel Zink, médiéviste et professeur au Collège de France, qui a particulièrement apprécié l’ouvrage.
Cette exigence littéraire tant dans la forme que dans le fond, on la retrouvera dans ce livre avec des index et un glossaire qui illustrent le souci constant d’être accessible au plus grand nombre, jeunes adolescents compris. Si cette exigence a dicté l’écriture des poèmes, et c’est là tout le talent de la poétesse, cela ne se ressent pas à la lecture : l’important travail s’est effacé – comme dans toute œuvre majeure – au seul profit de « l’enchantement ».