jeunes artistes à la une

Inspirées par les Prix Jean Feugereux dont elles sont partenaires, les éditions Nanga travaillent à développer le soutien aux jeunes artistes.

Pourquoi ?

Après avoir dit que l’âge de l’éditeur y est pour quelque chose – à quoi servirait de poursuivre son activité bien au-delà de l’âge de la retraite si ce n’est pour une cause et celle du soutien à la jeunesse n’est-elle pas la plus naturelle ? – passons à des raisons plus générales.

Les “artistes” n’échappent pas à deux tendances actuelles :

  • leur multiplication. Entre les jeunes retraités qui exposent après quelques cours (ou même sans) et la difficulté à trouver du travail qui ne freine plus la moindre aspiration, le nombre d’artistes (souvent entre guillemets) ne cesse d’augmenter. Si dans les années 70-80 on pouvait estimer leur nombre à environ 50 000 (qui exposaient), c’est aujourd’hui le double ou le triple rien qu’en France.
  • la facilité de la promotion moderne par les réseaux sociaux et l’avis de tout un chacun sur tout et n’importe quoi. A contrario, on peut ajouter une presse généraliste, en particulier régionale, de moins en moins ouverte aux activités culturelles (par l’importance des articles et leur manque de hiérarchisation) et une presse spécialisée et de qualité que les contraintes économiques ne permettent pas de développer. En résumé, un(e) jeune artiste talentueux(se) a de plus en plus de mal à émerger.

Pour qui ?

A tous les jeunes artistes (petite quarantaine d’années au maximum), toutes tendances et toutes formes d’art (plastique, graphique, conceptuel, Street Art, Land Art, photographie, céramique…). Les éditions Nanga sont garantes de cet éclectisme comme en témoignent leurs publications consacrées aussi bien à des artistes “classiques” (Paul Collomb, Jean Feugereux…) que plus “modernes” comme Jacques Villeglé ou Aurelie (sans accent comme elle le souhaitait elle-même) Nemours.

Parmi les jeunes artistes, certains s’engagent totalement. Un moyen de les repérer : leur adhésion à la Maison des Artistes (sécurité sociale des artistes) ou tout autre statut professionnel comme celui d’entrepreneur (auto ou non). C’est à ceux-ci que s’adresse notre action.

Comment ?

– en publiant leur monographie. C’est rarissime pour un jeune artiste. Pour des raisons économiques évidentes les éditeurs privilégient les morts illustres et les vivants très connus et le plus souvent très âgés. Van Gogh, qui bénéficient de plusieurs nouvelles monographies chaque année, n’aurait-il pas préféré en avoir une de son vivant ? Il aurait pu ainsi nous gratifier de nombreuses autres œuvres.

– en en faisant la promotion comme la revue Nanga – l’artiste au pied de la lettre le fait. Tout en ne les enfermant pas dans un ghetto et en les associant à de grands anciens. Ainsi la revue Nanga, dans son numéro 1, associe à la Une Liz Hascoët (Grand Prix Jean Feugereux 2018 et qui illustre la couverture) et Jacques Villeglé, l’artiste français vivant le plus exposé dans le monde.

– en organisant des expositions

– en apportant un soutien financier, par l’intermédiaire de prix de plus en plus nombreux par exemple…

Pour multiplier ces actions, les éditions Nanga recherchent activement des partenaires :

  • financiers (essentiellement par l’achat de livres dont la diffusion sera profitable aux jeunes artistes). Les coûts ont été étudiés au plus juste !
  • pour la promotion (revues…).